Prochainement · L'Audit 360° arrive bientôt  
Réglementation

Le Décret Tertiaire en Hôtellerie : Guide complet sur les obligations et le calcul des valeurs absolues

Graphique intensité énergétique hôtellerie décret tertiaire

Le Décret Tertiaire, ou dispositif Éco Énergie Tertiaire, est aujourd'hui au cœur des stratégies d'audit RSE hôtellerie et d'Asset Management pour l'hôtellerie de luxe et les groupes hôteliers. Au-delà d'une simple obligation légale, c'est un véritable outil de pilotage qui redéfinit l'intensité énergétique par nuitée et les ratios de consommation par mètre carré (m²).

Pour les propriétaires et les directeurs techniques, la question n'est plus "faut-il s'y conformer ?" mais "comment structurer notre stratégie pour atteindre les objectifs de 2030, 2040 et 2050 de la manière la plus rentable possible ?". Ce guide constitue la référence complète sur le sujet : bases légales, objectifs chiffrés, méthode de calcul, collecte de données, erreurs à éviter et impact sur la valorisation de l'actif.

1. Les fondations légales du Décret Tertiaire pour les Hôtels

Publié au Journal Officiel le 25 juillet 2019, le Décret n°2019-771 relatif aux obligations d'actions de réduction de la consommation d'énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire constitue le socle réglementaire. Il a été complété et précisé par l'Arrêté du 13 avril 2022 (dit "arrêté valeurs absolues"), pris par le Ministère de la Transition Écologique et la DHUP, qui fixe les seuils de consommation cibles par catégorie d'activité.

Le décret s'applique à tous les bâtiments ou locaux d'activité à usage tertiaire dont la surface de plancher est supérieure ou égale à 1 000 m². Dans le secteur de l'hôtellerie, cela englobe non seulement les chambres, mais également les espaces communs, les restaurants, les spas et les salles de conférence. Concrètement, un hôtel de 40 chambres avec ses parties communes dépasse quasi systématiquement ce seuil.

L'objectif est clair et se décline en deux méthodes de calcul (et donc deux stratégies de conformité) :

Les objectifs chiffrés par échéance

Ces pourcentages de réduction s'appliquent à la consommation de l'année de référence choisie. Pour être valide, l'année de référence doit être représentative de l'activité normale de l'établissement — ce qui exclut de fait les années de crise (comme 2020-2021) et implique une analyse fine des données historiques.

Échéance Réduction exigée (voie relative) Exemple : hôtel 80 ch. à 250 kWh/m²/an ref.
2030 −40 % Objectif : 150 kWh/m²/an
2040 −50 % Objectif : 125 kWh/m²/an
2050 −60 % Objectif : 100 kWh/m²/an

Ces chiffres illustrent l'ampleur du défi : passer de 250 à 100 kWh/m²/an en 24 ans requiert un plan d'investissement structuré dès maintenant. Un hôtel 4 étoiles bien géré se situe aujourd'hui entre 180 et 280 kWh/m²/an selon l'ADEME, tandis que les palaces et hôtels avec spa dépassent souvent 350 kWh/m²/an. La trajectoire n'est donc pas uniforme.

2. La méthode des valeurs absolues : Pourquoi est-elle cruciale ?

Pour un Asset Manager, le choix entre valeur relative et valeur absolue est stratégique. Les hôtels construits récemment ou ceux ayant déjà fait l'objet de lourds CAPEX énergétiques (comme l'installation de pompes à chaleur performantes) auront du mal à réduire leur consommation de 40 %. La méthode des valeurs absolues EF devient alors le levier de conformité principal.

Le calcul de la valeur absolue s'appuie sur deux composantes :

Arrêtez de deviner, commencez à piloter

Avec la plateforme Hotelium, comparez instantanément votre consommation avec 27 000 hôtels et accédez à une simulation précise de votre trajectoire Décret Tertiaire.

3. L'importance des CAPEX et de l'OPEX dans votre stratégie

L'approche par le chiffre est primordiale. Réduire l'intensité énergétique n'est pas uniquement un centre de coût. Les actions de performance énergétique doivent être évaluées par leur Retour sur Investissement (ROI).

Optimisation sans dégradation du service

Un hôtel 5 étoiles ne peut pas se permettre de réduire le confort thermique de ses clients. La priorité doit être donnée à :

4. Déclaration sur OPERAT : mode opératoire complet

Chaque année, au plus tard le 30 septembre, les données de consommation doivent être renseignées sur la plateforme OPERAT de l'ADEME. La fiabilité de vos données internes (kWh/nuitée, ratio par m²) est donc votre première ligne de défense. Ce n'est pas une formalité administrative : c'est la base de calcul sur laquelle repose toute votre conformité.

Étape 1 — Création du compte et rattachement des bâtiments

La première démarche consiste à créer un compte sur OPERAT (operat.ademe.fr) et à y référencer chaque bâtiment assujetti. Le référencement nécessite le numéro SIRET de l'entité propriétaire ou locataire, l'adresse précise du bâtiment et la surface SHON (Surface Hors Œuvre Nette) de plancher. Attention : en cas de bail commercial, c'est le preneur qui est responsable de la déclaration, sauf disposition contraire du contrat.

Étape 2 — Choix et validation de l'année de référence

L'année de référence est le point de départ de tous vos calculs de réduction relative. Elle doit être représentative d'une activité normale et ne peut pas être antérieure à 2010. L'ADEME recommande de choisir l'année présentant la consommation la plus haute parmi les années disponibles depuis 2010 — ce qui maximise mécaniquement la plage de réduction à réaliser. Certains hôteliers font l'erreur inverse en choisissant une année creuse, rendant l'objectif de -40 % inatteignable.

Étape 3 — Saisie annuelle des consommations par énergie

OPERAT distingue chaque vecteur énergétique : électricité, gaz naturel, fioul domestique, chaleur urbaine (réseau de chaleur), bois-énergie et autres. Les données sont à saisir en kWh d'énergie finale, en s'appuyant sur les factures des fournisseurs ou sur les relevés de compteurs sub-divisionnaires. Une erreur fréquente consiste à ne déclarer que l'électricité en oubliant le gaz de la cuisine ou la vapeur fournie par le réseau urbain — ce qui fausse l'IPE (Indicateur de Performance Énergétique) déclaré.

Étape 4 — Renseignement des données d'activité et validation

En parallèle des données énergie, OPERAT exige des données d'activité permettant de calculer l'intensité d'usage. Pour l'hôtellerie, ce sont principalement le nombre de nuitées et la surface. Une fois ces données saisies, la plateforme calcule automatiquement votre IPE et le compare à votre trajectoire cible. Le non-dépôt ou le dépôt de données manifestement erronées expose à des sanctions pouvant atteindre 7 500 € par bâtiment pour les personnes morales, en plus du mécanisme de "Name & Shame" prévu à l'article L.174-6 du Code de la Construction.

5. Les valeurs absolues EF : l'alternative à la réduction relative

Depuis l'arrêté du 13 avril 2022, les assujettis peuvent démontrer leur conformité non plus seulement par une réduction relative par rapport à une année de référence, mais en atteignant directement un niveau de consommation d'énergie finale (EF) fixé réglementairement. Cette voie est particulièrement avantageuse pour les hôtels performants ou récemment rénovés.

Voie A vs Voie B — comment choisir pour votre hôtel

La réglementation propose deux voies complémentaires :

Le principe de la voie B est simple : si votre consommation actuelle est déjà en dessous du seuil EF cible fixé pour 2030, vous êtes conforme — même sans avoir réduit quoi que ce soit. C'est pourquoi analyser les valeurs absolues EF applicables à votre établissement est une priorité avant de choisir votre stratégie.

Les niveaux EF cibles pour l'hôtellerie (indicatifs par zone)

Les valeurs ci-dessous sont issues de l'arrêté du 13 avril 2022 pour la catégorie "hébergement hôtelier". Elles s'entendent en kWh d'énergie finale par mètre carré de surface de plancher et par an, pour 2030. Les niveaux sont ensuite abaissés pour 2040 et 2050.

Zone climatique EF cible 2030 (kWh/m²/an) EF cible 2040 EF cible 2050
Zone H1 (Nord, Île-de-France) 180 160 130
Zone H2 (Centre, Ouest, PACA) 165 145 115
Zone H3 (Méditerranée, DOM) 150 130 100

Ces valeurs sont modulées par des coefficients liés à l'altitude, à l'intensité d'usage (nombre de nuitées rapporté à la capacité maximale) et aux services annexes. Un hôtel avec blanchisserie intégrée ou restauration ouverte aux non-résidents bénéficiera d'un coefficient de pondération USE plus élevé. Pour connaître précisément votre valeur EF cible modulée, consultez notre .

6. Quelles données faut-il collecter pour se conformer ?

La conformité au Décret Tertiaire repose intégralement sur la qualité des données collectées. Un hôtel qui pilote ses données de consommation avec précision aura toujours un avantage décisif : il peut agir vite, arbitrer ses CAPEX et produire une déclaration OPERAT sans risque d'erreur.

Données énergie : électricité, gaz, fuel, chaleur urbaine

Le périmètre de collecte doit couvrir l'intégralité des vecteurs énergétiques consommés dans le bâtiment :

Données d'activité : surface SHON, nuitées

Les données d'activité permettent à OPERAT de calculer votre IPE et de le comparer aux valeurs cibles. Pour l'hôtellerie, deux indicateurs sont centraux :

Fréquence de collecte : mensuelle recommandée

Bien qu'OPERAT n'exige qu'une déclaration annuelle (avant le 30 septembre pour l'année N-1), une collecte mensuelle de toutes les données énergie et activité est fortement recommandée. Les raisons sont multiples : détecter les dérives de consommation en temps réel (une chaudière qui part en dérive peut coûter plusieurs milliers d'euros avant d'être détectée sur la facture annuelle), faciliter la correction des erreurs avant la déclaration définitive, et disposer d'une base solide pour les audits et la due diligence. Les outils SaaS comme Hotelium permettent une consolidation automatique des données mensuelles et une projection de l'IPE en cours d'année.

7. Les 5 erreurs fréquentes des hôtels face au Décret Tertiaire

Depuis l'entrée en vigueur du dispositif, les professionnels du secteur ont identifié des patterns d'erreurs récurrents. Les voici, avec les moyens de les éviter.

Erreur n°1 — Confondre surface utile et surface de plancher SHON. Beaucoup d'hôteliers utilisent la surface commerciale communiquée à leurs clients (souvent sous-estimée) au lieu de la surface réglementaire SHON. Une surface déclarée trop faible gonfle artificiellement l'IPE en kWh/m², ce qui peut faire apparaître un dépassement fictif ou, à l'inverse, masquer un dépassement réel. Toujours faire valider la SHON par un géomètre ou par le permis de construire.

Erreur n°2 — Choisir une mauvaise année de référence. Certains hôteliers choisissent 2020 ou 2021 (années COVID) comme référence, ce qui leur semble logique car la consommation était alors au plus bas. C'est une erreur stratégique : l'objectif de −40 % s'applique à cette base, rendant l'objectif 2030 quasi impossible à atteindre. La bonne pratique est de choisir l'année de consommation maximale disponible depuis 2010, en excluant les années atypiques.

Erreur n°3 — Omettre certains vecteurs énergétiques dans la déclaration. Déclarer uniquement l'électricité en oubliant le gaz de la cuisine, ou négliger le réseau de chaleur, fausse complètement l'IPE. OPERAT calcule l'énergie finale totale : toutes les sources doivent être déclarées, même si elles représentent une part minime de la consommation totale.

Erreur n°4 — Ne pas documenter les actions de réduction réalisées. En cas de contrôle ou de "Name & Shame", l'établissement doit pouvoir justifier d'un plan d'action crédible. Sans traçabilité des travaux réalisés (GTB, isolation, remplacement chaudière...), même un hôtel qui s'améliore peut être considéré en défaut. Tenez un registre daté de toutes les actions entreprises.

Erreur n°5 — Confier la déclaration OPERAT à un prestataire sans vérification interne. Externaliser la déclaration est courant et légitime, mais l'assujetti reste juridiquement responsable des données transmises. Une vérification croisée des chiffres (consommation déclarée vs factures) est indispensable avant validation. Les sanctions s'appliquent à l'entité assujettie, pas au prestataire.

8. Décret Tertiaire et valorisation immobilière de l'hôtel

La conformité au Décret Tertiaire n'est plus seulement une obligation réglementaire : elle devient un facteur de valorisation ou de décote de l'actif hôtelier. Les transactions récentes sur le marché français témoignent d'une attention croissante des acquéreurs et des financeurs à la performance énergétique des immeubles.

Impact sur la cote d'un hôtel en cas de cession

Lors d'une vente, un hôtel dont l'IPE dépasse significativement les seuils OPERAT peut faire l'objet d'une décote de prix. Les acheteurs institutionnels (fonds d'investissement, SCPI hôtelières) intègrent désormais systématiquement le coût de mise en conformité dans leur modèle de valorisation. Un établissement qui devra investir 500 000 € en travaux pour atteindre l'objectif 2030 se verra appliquer cette somme en déduction du prix de cession, souvent avec un coefficient multiplicateur lié au risque d'exécution. À l'inverse, un hôtel déjà en trajectoire conforme — voire en avance — peut prétendre à une prime de "green value" qui commence à s'observer sur certains marchés prime (Paris, Côte d'Azur, Alpes).

Les banques regardent le score OPERAT

Depuis 2024, plusieurs établissements bancaires français (BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Société Générale) ont intégré des clauses ESG dans leurs financements hôteliers. Concrètement, un hôtel qui présente une trajectoire conforme avec OPERAT peut bénéficier de conditions de financement plus favorables (marge réduite de 10 à 25 points de base selon les établissements). À l'inverse, un actif manifestement hors trajectoire peut voir son refinancement refusé ou conditionné à un plan d'investissement validé. Cette réalité de marché confère une valeur financière directe à une bonne gestion de la donnée énergétique.

Due diligence énergétique : de plus en plus demandée

La due diligence technique des hôtels intègre désormais un volet énergétique systématique : analyse de l'historique OPERAT, vérification de la cohérence des données déclarées, évaluation de la trajectoire sur 2030/2040/2050 et chiffrage du plan de travaux. Ce rapport est devenu un livrable standard des transactions supérieures à 5 M€. Les cabinets spécialisés (ingénieristes, auditeurs énergétiques certifiés OPQIBI) sont de plus en plus sollicités pour produire ces analyses. Disposer d'un outil comme Hotelium — capable de générer un rapport de performance avec benchmark sectoriel — accélère considérablement ce processus et renforce la position du vendeur dans la négociation.

Votre hôtel est-il en trajectoire pour 2030 ?

Obtenez en 5 minutes votre IPE comparé aux 27 000 hôtels de notre base, et visualisez l'écart avec votre objectif OPERAT.

9. FAQ Décret Tertiaire Hôtellerie

Mon hôtel est en location (bail commercial). Qui doit déclarer sur OPERAT ?
En règle générale, c'est le preneur à bail (l'exploitant hôtelier) qui est responsable de la déclaration OPERAT, car il est l'utilisateur des locaux. Cependant, si le propriétaire met à disposition les locaux vides (sans équipements), la responsabilité peut être partagée. L'arrêté du 13 avril 2022 prévoit que propriétaires et locataires doivent se transmettre mutuellement les données nécessaires. Il est fortement recommandé d'insérer une clause spécifique dans le bail commercial précisant les responsabilités de chaque partie.
Que se passe-t-il si mon hôtel n'atteint pas l'objectif en 2030 ?
Le non-respect des objectifs expose à la procédure de "Name & Shame" prévue par la loi ELAN : la mise en demeure de l'établissement, puis la publication de son nom sur un site public en cas de non-régularisation. Des amendes administratives peuvent également être appliquées (jusqu'à 7 500 € par bâtiment pour les personnes morales). Cependant, un plan d'action crédible et documenté, même si l'objectif n'est pas encore atteint, peut permettre d'atténuer les sanctions. Consultez notre guide complet sur les sanctions du Décret Tertiaire.
Un hôtel fermé pendant plusieurs mois doit-il quand même déclarer ?
Oui, la déclaration annuelle reste obligatoire même en cas de fermeture partielle. En revanche, les périodes de fermeture complète (sans aucune consommation) peuvent être signalées dans OPERAT comme "période atypique", ce qui permet une modulation de l'IPE. Les données d'activité (nuitées) doivent refléter la réalité : un hôtel fermé 3 mois sur 12 déclarera un nombre de nuitées proportionnel, ce qui diminue mécaniquement son IPE en kWh par nuitée.
Peut-on utiliser l'énergie produite par nos panneaux solaires pour réduire notre IPE ?
Oui, l'énergie photovoltaïque autoconsommée vient directement en déduction de la consommation d'énergie finale déclarée sur OPERAT. En revanche, l'énergie réinjectée sur le réseau (surplus vendu) n'est pas déductible : seule l'autoconsommation compte. Les panneaux solaires thermiques (eau chaude sanitaire) réduisent également la consommation de gaz ou d'électricité pour le chauffage de l'eau, ce qui se reflète dans les factures de ces vecteurs énergétiques.
Comment sont pris en compte les travaux de rénovation énergétique dans le calcul ?
Les travaux n'ont pas d'effet direct dans OPERAT : c'est la consommation réelle mesurée après travaux qui est déclarée. L'effet des rénovations se matérialise donc naturellement dans la baisse de la consommation annuelle déclarée. Il est conseillé de documenter chaque action (date, nature, coût, économies attendues) dans un "Plan d'Action de Réduction des Consommations" (PARC) annexé à la déclaration OPERAT, même si ce document n'est pas obligatoire : il constitue une preuve de bonne foi en cas de contrôle.
Notre hôtel vient d'être construit en 2022. Quelle est notre année de référence ?
Pour un bâtiment livré après 2010, l'année de référence sera la première année complète d'exploitation, sous réserve qu'elle soit représentative d'une activité normale. Si le bâtiment est récent et déjà très performant énergétiquement, il peut être plus pertinent de viser directement la voie B (valeurs absolues EF) plutôt que de chercher à réduire de 40 % depuis un niveau déjà bas. Dans ce cas, la comparaison avec les valeurs cibles de l'arrêté du 13 avril 2022 est déterminante.

Conclusion : La donnée énergétique, actif stratégique de l'hôtelier

Le Décret Tertiaire exige une approche rigoureuse et chiffrée. Les hôteliers qui transformeront cette contrainte réglementaire en opportunité de maîtrise de leurs données seront ceux qui augmenteront significativement la valeur de leurs actifs. Le marché ne pardonne plus l'imprécision : il est temps d'adopter une solution SaaS capable de vous fournir un benchmark d'élite.

Au-delà de la conformité, la véritable opportunité est celle de la compétitivité opérationnelle : un hôtel qui consomme 20 % de moins qu'un concurrent comparable dégage mécaniquement une marge EBITDA supérieure, ce qui se traduit directement dans sa valeur d'entreprise. La performance énergétique n'est plus une contrainte RSE périphérique — c'est un levier de création de valeur central pour les décennies à venir.

Sources : Décret n°2019-771 du 23 juillet 2019 (Légifrance) ; Arrêté du 13 avril 2022 relatif aux exigences de performance énergétique pour les bâtiments à usage tertiaire (Ministère de la Transition Écologique / DHUP) ; Guide ADEME "Dispositif Éco Énergie Tertiaire — Guide de saisie OPERAT", édition 2023 ; Observatoire de l'immobilier durable (OID), rapport "Baromètre Énergie-Carbone" 2024.

🔔
Soyez informé en premier
L'outil d'audit Hotelium arrive bientôt. Laissez votre email pour être prévenu dès l'ouverture.